Questions circulaires — Collection de cartes pour la pratique systémique — Modèles & Documents - GenoEasy
Techniques de questionnement

Questions circulaires — Collection de cartes pour la pratique systémique

20 questions circulaires éprouvées avec explication de leurs effets, conseils d'application et un bloc de cartes imprimables à découper. Fondements : Karl Tomm (1987/1988) et l'école de Milan.

Format: PDF Version: 1.1 Mise à jour: 2026-06-03 Licence: CC BY 4.0 Langue: DE

Télécharger le PDF

PDF au format A4 · téléchargement immédiat · sans inscription

Questions circulaires — Collection de cartes pour la pratique systémique

Modèle GenoEasy · Version 2.0 · Mis à jour le 2026-06-03 · Lecture env. 25 min

Matériel pratique pour conseiller·e·s, thérapeute·s et coaches dans des contextes systémiques. Ce modèle contient 20 questions circulaires éprouvées avec explication de leurs effets, ainsi qu'un bloc de cartes imprimables à découper pour une utilisation en séance. Il se fonde sur les travaux originaux de Karl Tomm (1987/1988) et l'école de Milan (Selvini Palazzoli, Boscolo, Cecchin, Prata).

Qu'est-ce que les questions circulaires ?

Les questions circulaires sont une technique d'interrogation systémique qui rend visibles les relations, différences et interactions — plutôt que d'interroger des propriétés individuelles. Au lieu de demander « Comment vous sentez-vous ? », une variante circulaire pose la question : « Qui dans la famille remarque en premier que vous n'allez pas bien ? » La propriété (« être déprimé·e ») devient ainsi une relation (« Qui réagit comment envers qui ? »).

La méthode a été développée à la fin des années 1970 par l'équipe de Milan (Selvini Palazzoli, Boscolo, Cecchin, Prata) et érigée en programme méthodologique en 1980 dans le célèbre article Hypothesizing — Circularity — Neutrality (Family Process 19). Karl Tomm a systématisé la technique en 1987 et 1988 dans sa série en deux parties Interventive Interviewing (Family Process 26/27) pour aboutir à la typologie à quatre champs aujourd'hui couramment utilisée.

Les questions circulaires ne sont pas un instrument de recueil neutre — elles sont une intervention par la question. Chaque question circulaire bien posée perturbe légèrement le système et ouvre un espace de possibilités qui n'était pas visible auparavant. Elles constituent ainsi un outil central du conseil systémique et sont indispensables dans le travail avec le génogramme.

Contenu : Contexte théorique · Typologie des effets selon Tomm · 20 cartes avec question, effet, variation et écueils · Conseils d'application · deux exemples de dialogues complets · FAQ · Page de consignes d'impression · Collection de cartes imprimables (4 pages) · Sources.


Contexte théorique — École de Milan et Karl Tomm

L'école de Milan est née dans les années 1970 comme réponse italienne aux courants de thérapie familiale américains (Bowen, Minuchin, Haley). Mara Selvini Palazzoli et son équipe travaillaient initialement dans une perspective psychanalytique, avant de basculer vers l'approche systémique sous l'influence de Bateson et de l'école de Palo Alto (MRI). L'article programmatique publié en 1980 dans Family Process, Hypothesizing — Circularity — Neutrality (HCN), est considéré comme le document fondateur de la méthode milanaise.

Trois principes méthodologiques caractérisent cette approche : premièrement, l'hypothèse — les praticien·ne·s élaborent avant la séance une hypothèse sur la fonction systémique du symptôme et la vérifient au cours de l'entretien. Deuxièmement, la circularité — elles·ils posent des questions de façon à rendre visibles les informations relationnelles et différentielles, non les propriétés. Troisièmement, la neutralité — elles·ils ne prennent parti ni pour un sous-groupe ni pour une hypothèse ; des reformulations ultérieures (Cecchin 1987) parlent, à la place de neutralité, de curiosité (curiosity) comme posture fondamentale.

Karl Tomm, thérapeute familial à Calgary, a approfondi et systématisé la pratique milanaise dans sa série Interventive Interviewing (partie I 1987, partie II 1987, partie III 1988, toutes dans Family Process). Sa typologie à quatre champs distingue les questions selon deux axes : l'intérêt cognitif (le·la praticien·ne s'oriente-t-il·elle vers le système ou veut-il·elle le transformer ?) et l'hypothèse sur le système (causalité linéaire ou circulaire ?).

Il en résulte quatre types de questions :

  1. Questions linéaires (orientation, causalité linéaire) — questions classiques en « qui/quoi/quand » pour la collecte d'informations. « Quand cela a-t-il commencé ? Que s'est-il passé ? »
  2. Questions circulaires (orientation, causalité circulaire) — explorent les relations, les schémas, les interactions. « Qui remarque en premier que X ne va pas bien ? Comment Y réagit-il·elle alors ? »
  3. Questions stratégiques (changement, causalité linéaire) — visent à influencer directement le comportement. « Que se passerait-il si vous arrêtiez demain ? »
  4. Questions réflexives (changement, causalité circulaire) — invitent à un changement de perspective sans pression. « Supposons que dans un an votre fille vous voit parler — que dirait-elle de cette séance ? »

Les questions réflexives et circulaires forment le cœur de la conduite d'entretien systémique. Les questions stratégiques sont aujourd'hui utilisées avec retenue dans les courants systémiques sérieux — elles traitent l'interlocuteur·rice comme objet du changement, et non comme co-constructeur·rice.

Dans l'espace francophone, l'approche a notamment été transmise par les travaux de l'Institut Bateson et les auteur·e·s des éditions systémiques. Les 20 cartes présentées ici s'appuient sur la typologie originale de Tomm, mais sont formulées pour la pratique du conseil dans le travail social et complétées par des indications pratiques.

Typologie des effets — Quatre champs d'effet selon Tomm

Chaque question circulaire produit son effet dans l'un des quatre champs. Cette répartition aide à choisir la bonne question au bon moment. Les symboles suivants apparaissent sur les cartes et dans le bloc imprimable.

Champ B — Rendre les relations visibles ◇

Les questions relationnelles explorent comment les personnes du système réagissent les unes envers les autres : qui est proche de qui, qui est à distance, qui est allié·e, qui est pôle de conflit ? Elles constituent l'outil standard de l'exploration initiale et conviennent particulièrement bien à la phase du génogramme. Forme typique : « Si X est triste — qui dans la famille le remarque en premier ? »

Champ U — Marquer les différences ▽

Les questions différentielles comparent des personnes, des moments ou des situations entre eux. Bateson formulait : « L'information est une différence qui fait une différence. » Ces questions créent de l'information en introduisant des horizons de comparaison. Forme typique : « Qui en souffre davantage — vous ou votre partenaire·e ? Que se passerait-il si l'ordre était inversé ? »

Champ H — Introduire des hypothèses △

Les questions hypothétiques et orientées vers le futur ouvrent un espace « comme si » dans lequel le changement peut être imaginé sans que quiconque doive s'engager. Elles allègent la pression de la réalité et permettent une action à l'essai. Forme typique : « Supposons que le problème disparaisse cette nuit — qui serait la première personne à le remarquer ? Comment ? »

Champ R — Stimuler la réflexion ○

Les questions réflexives invitent à observer sa propre position ou la séance elle-même. Elles sont particulièrement respectueuses et préservent l'autonomie du·de la client·e. Forme typique : « Si vous repensez à cette séance dans un an — qu'est-ce qui vous semblerait important rétrospectivement ? »

Remarque sur l'application : Les quatre champs ne s'excluent pas mutuellement. Une question peut produire plusieurs effets ; le symbole sur la carte indique l'effet prédominant. Ce qui compte n'est pas la catégorie, mais le mouvement qui naît dans l'entretien.

Les 20 cartes

Chaque carte contient la question, son effet, un conseil d'application, une variation, une brève situation d'exemple et l'écueil le plus fréquent. L'ordre suit la dramaturgie typique d'un entretien : Relations → Différences → Hypothèses → Réflexion.

Carte 01 ◇ — Qui remarque en premier ?

Question. « Quand vous n'allez pas bien — qui dans la famille le remarque en premier ? »

Effet. La question transforme une description individuelle (« je ne vais pas bien ») en information relationnelle. Elle rend visible le réseau d'observateurs et montre quelle personne fait fonction d'instance de résonance émotionnelle.

Quand l'utiliser. Phase précoce de l'entretien, dès que le·la client·e nomme un état émotionnel. Particulièrement productif dans le travail avec le génogramme lors de la phase des trois générations.

Variation. « Et qui le remarque en dernier — ou pas du tout ? »

Situation d'exemple. Une cliente (38 ans) décrit un épuisement persistant. À cette question, elle répond après une longue pause : « En fait, d'abord mon chien. Mon mari ne demande jamais. » Cela ouvre l'entrée dans un dialogue sur le climat conjugal.

Écueil. Si le·la client·e répond « personne », ne pas esquiver — la réponse elle-même est une information précieuse. L'accueillir et demander avec douceur : « Depuis combien de temps est-ce ainsi ? »

Carte 02 ◇ — Qui est le plus proche de qui ?

Question. « Qui dans votre famille est le plus proche de qui — et qui est le plus éloigné ? »

Effet. Explore les sous-systèmes et les alliances au sein du système familial. Fournit immédiatement une cartographie relationnelle approximative et ouvre la voie à des questions comparatives dans les étapes suivantes.

Quand l'utiliser. Directement après l'établissement de la liste des personnes dans le génogramme, avant le tracé des lignes relationnelles.

Variation. « Si vous le représentiez avec des traits — qui serait relié, qui serait barré ? »

Situation d'exemple. Une directrice de crèche décrit des tensions avec sa sœur. À cette question, on découvre que la mère et la sœur aînée forment une dyade étroite, et elle-même et le frère cadet une seconde. Cela fait naître l'hypothèse d'un conflit fraternel symétrique.

Écueil. Ne pas dériver vers des évaluations (« Est-ce que c'est bien ainsi ? ») — rester dans la question d'observation.

Carte 03 ◇ — Si l'on demandait à X

Question. « Si je demandais à votre mère qui souffre le plus de cette situation — que répondrait-elle ? »

Effet. La classique question triadique de l'école de Milan. Elle introduit la perspective d'une tierce personne absente sans que celle-ci ait besoin d'être présente. Crée une distance cognitive par rapport à sa propre vision.

Quand l'utiliser. Phase médiane de l'entretien, quand la perspective propre est claire et qu'un élargissement devient pertinent.

Variation. « Et si votre père entendait la même question — répondrait-il différemment ? »

Situation d'exemple. Un père (44 ans) lors d'un premier entretien sur sa séparation : à cette question, il reconnaît que du point de vue de sa mère « c'est le fils qui souffre le plus, parce qu'il veut toujours plaire à tout le monde » — une auto-description qui ne lui était pas accessible sous cette forme.

Écueil. Ne pas en faire un instrument d'espionnage (« Que dirait-elle de mon frère ? »). Réfléchir éthiquement : ce que les personnes présentes disent des absentes reste une hypothèse de la personne présente.

Carte 04 ◇ — Qui prend soin de qui ?

Question. « Qui dans la famille prend soin de qui ? »

Effet. Rend visibles les structures de soin et les rôles parentifiés. Dans de nombreuses familles, il existe un enfant qui prend en charge émotionnellement les parents très tôt — cette question aide à le rendre visible sans accusation.

Quand l'utiliser. Particulièrement fructueux dans les thématiques d'épuisement professionnel, de conflits autour de la prise en charge ou de sur-responsabilisation.

Variation. « Et qui a le sentiment d'être lésé·e ? »

Situation d'exemple. Un client (52 ans) présentant des symptômes d'épuisement : à cette question, il cite sa mère, sa sœur, son beau-père, ses deux enfants — aucune personne ne se nomme elle-même. Cela ouvre l'entrée dans le thème du soin de soi.

Écueil. Ne pas moraliser (« Vous en faites trop »). La question apporte l'insight — le·la client·e décide ce qu'il·elle en fait.

Carte 05 ◇ — Relations avec les absent·e·s

Question. « Si votre grand-mère décédée était assise ici aujourd'hui — que dirait-elle de la situation ? »

Effet. Introduit dans l'entretien les loyautés et legs transgénérationnels. Les membres de la famille décédés ou éloignés exercent souvent encore une influence ; la question la rend discutable.

Quand l'utiliser. En phase d'approfondissement, quand le réseau relationnel actuel a été saisi et que des thèmes sur trois générations émergent.

Variation. « Et que lui diriez-vous aujourd'hui si elle pouvait encore vous entendre ? »

Situation d'exemple. Une cliente (60 ans) dans un processus de génogramme : la question ouvre un long monologue sur l'attente de sa mère décédée d'être « toujours forte » — et sur la permission de se libérer de cette attente.

Écueil. En cas de deuil aigu (moins d'un an), procéder avec prudence — la question peut être re-traumatisante. Avant de l'utiliser, poser une question de sécurité : « Serait-ce possible pour vous aujourd'hui de parler d'elle ? »

Carte 06 ▽ — Plus ou moins ?

Question. « Qui en souffre davantage — vous ou votre partenaire·e ? »

Effet. Classique question différentielle. Elle impose une observation comparative et fournit ainsi une information qui se diluerait dans un « tout le monde souffre ».

Quand l'utiliser. Dans les entretiens de couple et de famille, dès qu'une souffrance partagée est nommée.

Variation. « Et qui admettre le plus facilement ne pas aller bien ? »

Situation d'exemple. Un couple en conflit autour du désir d'enfant : à cette question, elle répond « moi » et lui « moi aussi je crois — mais je n'ai pas le droit de le dire. » Cela devient le tournant central de la séance.

Écueil. Ne pas laisser la question être perçue comme une mise en concurrence. Si nécessaire, la cadrer au préalable : « Ce n'est pas une question de compétition — il est parfois utile de voir qui montre sa souffrance plus visiblement. »

Carte 07 ▽ — Quand est-ce plus fort, quand plus faible ?

Question. « À quel moment de la journée le problème est-il le plus fort — et quand le plus faible ? »

Effet. Introduit des différences temporelles et fournit souvent le premier indice sur les exceptions (qui sont centrales dans l'approche orientée solutions). Même quand quelque chose est décrit comme « toujours présent », il n'existe presque jamais sans variations.

Quand l'utiliser. Face à des descriptions d'humeurs, de douleurs, de conflits, de symptômes — toute description chronique.

Variation. « Où êtes-vous quand c'est le plus faible ? Avec qui ? »

Situation d'exemple. Une cliente souffrant de migraines : à cette question, elle reconnaît que les douleurs s'intensifient « dans la deuxième partie de la journée » et « particulièrement le mercredi et le jeudi » — jours où sa mère vient lui rendre visite.

Écueil. Si la réponse est « toujours identique », ne pas abandonner — varier : « Quand vous dormiez, l'aviez-vous aussi ? Et au réveil ? »

Carte 08 ▽ — Avant et après

Question. « Qu'est-ce qui était différent avant que le problème existe ? Qui étiez-vous alors ? »

Effet. Marque la différence avant / après l'émergence du symptôme et introduit dans la biographie. Aide à voir le problème comme quelque chose de construit et non d'essentiel.

Quand l'utiliser. Quand un problème est décrit comme « ayant toujours été là » ou quand le·la client·e s'identifie à lui.

Variation. « Quelle partie de vous est mise de côté depuis que le problème est là ? »

Situation d'exemple. Un client (35 ans) avec des angoisses sociales : « À 22 ans j'étais le chanteur d'un groupe. C'était un autre être humain. » Cela ouvre le fil des ressources issues de sa propre histoire.

Écueil. Ne pas laisser dériver vers une idéalisation nostalgique. Si l'avant est idéalisé, différencier avec douceur.

Carte 09 ▽ — Différences entre personnes

Question. « Qui réagit au problème de façon similaire à vous — et qui réagit tout autrement ? »

Effet. Fournit une typologie des réactions dans le système et révèle indirectement des lignes d'alliance et de distance. Également productif pour contextualiser ses propres modes de réaction (« Je ne suis pas la seule »).

Quand l'utiliser. Quand le·la client·e se sent seul·e avec sa réaction ou la dévalorise.

Variation. « Qui dans le système réagit le plus sereinement ? Que fait-il·elle différemment ? »

Situation d'exemple. Une cliente avec une forte irritabilité en situation de conflit : « Mon frère réagit comme moi, mon père s'en va, ma mère devient froide. » De cette comparaison naît une nouvelle image de soi (« Je ne suis pas fausse, je suis comme mon frère — quelle stratégie a-t-il trouvée ? »).

Écueil. Ne pas se laisser entraîner dans un diagnostic des autres. Rester dans la fonction : comparaison, non jugement.

Carte 10 ▽ — Échelle du changement

Question. « Sur une échelle de 1 à 10 — où étiez-vous il y a un an, où êtes-vous aujourd'hui, où souhaiteriez-vous être dans un an ? »

Effet. Rend le changement quantitativement tangible et relie la logique circulaire à la logique orientée solutions (de Shazer / Berg). Convient également comme marqueur d'évolution entre les séances.

Quand l'utiliser. Aussi bien lors du premier entretien que pour le suivi diagnostique après 5 à 10 séances.

Variation. « Qu'est-ce qu'un point de plus ? À quoi le remarqueriez-vous ? »

Situation d'exemple. Un client (28 ans) en coaching : il y a un an « 2 », aujourd'hui « 5 », dans un an « 7 ». La différence « aujourd'hui-objectif » devient la commande de travail.

Écueil. Ne pas débattre du chiffre — l'échelle est un système de langage, pas un instrument de mesure. Qui dit « 4,5 » a 4,5.

Carte 11 △ — La question miracle circulaire

Question. « Supposons que cette nuit un miracle se produise et que le problème disparaisse — qui dans votre famille le remarquerait en premier ? Comment ? »

Effet. Associe la question miracle (de Shazer) à la perspective triadique. Rend un avenir souhaitable non seulement pensable, mais concret sur le plan relationnel.

Quand l'utiliser. En milieu d'entretien, quand le problème a été suffisamment décrit et qu'un espace de possibilités doit être ouvert.

Variation. « Et que dirait votre fils au petit-déjeuner ? »

Situation d'exemple. Une mère (40 ans) épuisée : « Mon mari le remarquerait le matin si je souris. Mon fils demanderait pourquoi j'écoute de la musique. » Des marqueurs comportementaux concrets deviennent de mini-objectifs.

Écueil. Ne pas l'utiliser trop tôt — quelqu'un qui n'a pas encore pu suffisamment exprimer son problème vit la question miracle comme une mise de côté.

Carte 12 △ — La question d'aggravation

Question. « Supposons que vous vouliez faire en sorte que ce soit encore pire après-demain — que devriez-vous faire ? »

Effet. Forme paradoxale de la question hypothétique. Rend visibles ses propres contributions au maintien du problème — sans accusation de culpabilité. Classique dans la tradition milanaise.

Quand l'utiliser. Phase médiane à tardive, une fois que la confiance est établie et que le·la client·e accepte l'humour.

Variation. « Que devraient faire les autres dans le système ? Qui pourrait aggraver la situation le plus efficacement ? »

Situation d'exemple. Un client (44 ans) en coaching pour épuisement professionnel : « Je devrais accepter encore plus de rendez-vous, travailler le soir, répondre aux e-mails le week-end. » La réponse est simultanément la description du comportement actuel.

Écueil. Ne jamais utiliser en cas de suicidalité, de crise aiguë ou de trauma — les interventions paradoxales nécessitent un contexte solide.

Carte 13 △ — Se projeter dans le futur

Question. « Supposons que dans trois ans vous vous observiez de l'extérieur — qui aurait le plus changé ? Qui le moins ? »

Effet. Ouvre un horizon futur à moyen terme et fait du·de la client·e l'observateur·rice de lui·elle-même. Réduit la pression aiguë au changement et crée de la perspective.

Quand l'utiliser. Phases de transition, tournants biographiques, épuisement professionnel, séparation, diagnostic.

Variation. « Et quel serait le premier petit pas dans cette direction — ce soir ? »

Situation d'exemple. Une cliente (50 ans) après le diagnostic d'une maladie chronique : « Moi j'aurais le plus changé. Mon mari le moins. Mes enfants entre les deux. » Cela fait naître la question centrale : quel changement veut-elle façonner activement ?

Écueil. Pas adapté aux client·e·s sans perspective d'avenir réaliste (suicidalité aiguë, diagnostic terminal sans espace de traitement).

Carte 14 △ — Et si vous pouviez échanger

Question. « Si vous pouviez aujourd'hui échanger votre place avec une personne de votre famille pour un jour — avec qui ? Que feriez-vous ? »

Effet. Une question de prise de perspective qui invite de manière ludique à endosser des rôles étrangers. Rend visibles les désirs envers les autres (souvent des désirs envers soi-même).

Quand l'utiliser. Quand un conflit avec une personne donnée est central ou quand l'empathie pour les autres fait défaut.

Variation. « Et qui à l'inverse aimerait le plus être à votre place ? »

Situation d'exemple. Un père (40 ans) en conflit avec son fils adolescent : « Je lui échangerais ma place. Je passerais une journée sans rien devoir faire. » La réponse apporte à la fois de l'empathie et de la connaissance de soi.

Écueil. Ne pas laisser devenir un piège d'identification (« Je préférerais être X plutôt que moi »). Ramener doucement à sa propre position.

Carte 15 △ — Le symptôme comme message

Question. « Si votre symptôme pouvait parler — que voudrait-il vous dire ? »

Effet. Personnifie le symptôme et crée une distance entre la personne et le problème (voir aussi thérapie narrative, M. White). Ouvre un dialogue avec l'intérieur.

Quand l'utiliser. Face à des symptômes somatiques, des compulsions, des crises récurrentes — quand le·la client·e vit le symptôme comme un intrus.

Variation. « Et si le symptôme pouvait dire quelque chose à votre fille — qu'est-ce que ce serait ? »

Situation d'exemple. Une cliente (45 ans) avec des attaques de panique : « Il dirait : ‹ Arrête enfin de tout porter seule. › » De là se développe le thème central des séances suivantes.

Écueil. Ne pas utiliser en cas de vécu psychotique — la personnification peut avoir un effet amplificateur.

Carte 16 ○ — Regard rétrospectif sur cette séance

Question. « Si vous vous souveniez de cette séance dans un an — qu'est-ce qui vous semblerait important rétrospectivement ? »

Effet. Classique question réflexive au sens de Tomm. Invite à l'observation de l'observation et donne au·à la client·e la souveraineté sur l'attribution de sens à la séance.

Quand l'utiliser. Vers la fin d'une séance, souvent comme dernière ou avant-dernière question.

Variation. « Qu'est-ce que vous souhaiteriez pour la prochaine fois, à partir d'aujourd'hui ? »

Situation d'exemple. Un client (38 ans) en fin de séance : après un long silence : « Que j'aurai maintenant dit ça à mon père. » Cela devient un engagement envers soi-même, sans pression du·de la praticien·ne.

Écueil. N'attendez pas de réponse rapide. Tenir le silence — la question a besoin d'espace.

Carte 17 ○ — Si vous vous conseilliez vous-même

Question. « Si vous étiez conseiller·e face à une personne ayant votre demande — que lui conseilleriez-vous ? »

Effet. Active le conseiller·e intérieur·e et révèle que le·la client·e possède souvent plus de savoir qu'il·elle ne se l'accorde. Renforce le sentiment d'efficacité personnelle.

Quand l'utiliser. Quand le·la client·e cherche des conseils et que vous ne voulez pas tomber dans la position d'expert·e.

Variation. « Et si la personne était votre fils / votre fille — que diriez-vous ? »

Situation d'exemple. Un client en coaching : « Je lui dirais d'arrêter enfin de chercher la permission de son père. » Le client s'écoute lui-même.

Écueil. Ne pas en faire un test (« Vous le savez bien vous-même, alors pourquoi ne le faites-vous pas ? »). Accueillir, non confronter.

Carte 18 ○ — Et si le problème était utile ?

Question. « Supposons que le problème ait une fonction — à quoi servirait-il ? »

Effet. Recadrage fonctionnel (reframing). Ouvre la pensée que même des phénomènes pesants peuvent avoir un sens dans le système. Hypothèse systémique classique.

Quand l'utiliser. Phase médiane à tardive, une fois la confiance établie et le·la client·e prêt·e à la réflexion.

Variation. « À qui dans le système le problème est-il utile ? Même si personne ne le voudrait ? »

Situation d'exemple. Une cliente avec un diagnostic d'épuisement : « Cela oblige mon mari à enfin s'occuper des enfants. » De là naît la question d'autres voies pour atteindre le même objectif.

Écueil. Jamais en cas de violence, de trauma ou de crise aiguë — les recadrages fonctionnels peuvent être re-traumatisants. Ne jamais suggérer que le·la client·e « garde le problème parce qu'il lui sert ».

Carte 19 ○ — Quelles questions ne plus vouloir répondre ?

Question. « Quelle question venue de l'extérieur ne voulez-vous plus avoir à répondre ? »

Effet. Rend visibles les attentes et charges de justification et donne au·à la client·e la permission de poser des limites. Reflète sa propre position dans le champ social.

Quand l'utiliser. Quand la pression extérieure (famille, travail, entourage) est un thème central.

Variation. « Et quelle question ne voudriez-vous plus vous poser à vous-même ? »

Situation d'exemple. Une cliente (38 ans, sans enfants) : « Quand est-ce que ce sera enfin pour bientôt. » De la douleur réflexe naît une clarté sur ses propres limites.

Écueil. Accueillir la réponse, ne pas vouloir « aider » avec des conseils sur la pose de limites — cela appartient à une phase ultérieure.

Carte 20 ○ — Qu'est-ce qui peut rester ?

Question. « Si beaucoup de choses changent — qu'est-ce qui doit absolument rester ? »

Effet. Question de préservation — honore ce que le·la client·e vit comme précieux et ne veut pas voir dissous dans le tourbillon du changement. Aide à penser le changement de façon dosée et préservant l'identité.

Quand l'utiliser. Lors de grands processus de changement (séparation, déménagement, retraite, deuil). Également comme clôture douce de séance.

Variation. « Que voulez-vous absolument emporter de votre famille d'origine — et que non ? »

Situation d'exemple. Un client (62 ans) avant sa retraite : « La routine matinale. Le café avec ma femme. La promenade. » La question révèle des noyaux identitaires qui portent à travers le changement.

Écueil. Aucun. La question est robuste et clôt bien presque toutes les séances.


Conseils d'application pour la pratique

Une question par minute suffit. Les questions circulaires agissent non par leur quantité, mais par l'espace qui leur fait suite. Posez-en une, attendez 30 à 60 secondes, laissez le·la client·e réfléchir. Le silence fait partie de la question.

Questionner de façon triadique, c'est questionner de façon éthique. Lorsque vous citez une personne absente, veillez à ne pas produire d'affirmations la concernant, mais à interroger une hypothèse de la personne présente. « Que dirait votre mère ? » est une expérience de pensée, non un jugement.

Combinez les cartes en séquences. Une dramaturgie forte : Carte 02 (cartographie relationnelle) → Carte 07 (Quand plus fort, quand plus faible) → Carte 11 (Question miracle circulaire) → Carte 16 (Regard rétrospectif). Cela forme un arc du système vers la ressource.

Avec les enfants et les adolescent·e·s, les questions concrètes et imagées fonctionnent mieux que les abstraites. La Carte 03 (Si l'on demandait à X) et la Carte 14 (Question d'échange) sont particulièrement fructueuses ici. La Carte 12 (Question d'aggravation) ne convient généralement pas aux enfants.

En situation de crise (suicidalité aiguë, deuil récent, activation traumatique, psychose), les questions circulaires sont souvent contre-indiquées. Stabiliser d'abord, ouvrir ensuite. Les Cartes 12, 15, 18 ne doivent explicitement pas être utilisées dans ces phases.

En conseil de couple, laisser les deux personnes répondre individuellement à la même question — les différences dans les réponses sont l'information la plus précieuse.

Ce que les questions circulaires NE sont PAS : Elles ne sont pas un interrogatoire (aucune réponse ne doit être forcée), pas un diagnostic (elles ne génèrent pas d'étiquetage), pas une livraison de solution (pas de réponse du·de la praticien·ne sous forme de question), pas une intervention paradoxale au sens strict (non prescriptive et non manipulatrice). Elles sont une forme de curiosité respectueuse et accompagnatrice.

Exemple de dialogue 1 — Premier entretien avec symptomatologie d'épuisement

Contexte.客Cliente (44 ans), éducatrice sociale dans un centre de conseil éducatif, vient pour un épuisement persistant. Premier entretien, 50 minutes.

B : « Qui dans votre famille remarque en premier, en réalité, quand vous n'allez pas bien ? » (Carte 01)

C : (Longue pause.) « Honnêtement ? Ma fille. Elle a dix ans. »

B : « Hmm. Et votre mari ? »

C : « Lui ne demande pas. Il le remarque peut-être — mais il ne demande pas. »

B : « Si je demandais à votre mari — qui dans la famille se soucie le plus de vous — que dirait-il ? » (Carte 03)

C : (Surprise.) « Il dirait probablement : moi je me soucie. Mais je ne sais pas comment le montrer. » (Pause.) « C'est en fait surprenant pour moi de le dire ainsi maintenant. »

B : « Si vous pouviez aujourd'hui échanger votre place avec une personne de votre famille pour un jour — avec qui ? » (Carte 14)

C : « Avec ma fille. Je jouerais toute une journée sans rien devoir faire. »

B : « Quel est le plus petit pas dans cette direction que vous pourriez réellement faire cette semaine ? »

C : (Rit pour la première fois.) « Une heure samedi. Rien qu'avec elle. Sans téléphone. »

Commentaire. En dix minutes, trois questions circulaires ont rendu visible la structure relationnelle centrale de la famille et un premier pas concret. La cliente s'est dit quelque chose qu'elle n'aurait pas pu se dire avant la séance.

Exemple de dialogue 2 — Conseil de couple face à une réflexion de séparation

Contexte. Couple au milieu de la quarantaine, trois enfants communs. Elle a annoncé une séparation, il est surpris. Séance 3, les deux sont présents.

B (à elle) : « Si je demandais à votre mari qui souffre davantage du fait que vous envisagez une séparation — que dirait-il ? » (Carte 03/06 combinées)

Elle : « Il dirait : lui. Mais je crois que je souffre aussi. »

B (à lui) : « Est-ce exact ? »

Lui : « Oui. Je ne pensais pas qu'elle souffrait aussi. Je pensais qu'elle avait déjà décidé. »

B : « Sur une échelle — où étiez-vous en tant que couple il y a un an, où êtes-vous aujourd'hui, où souhaiteriez-vous être dans un an ? Chacun pour soi. » (Carte 10)

Elle : « Il y a un an 4. Aujourd'hui 2. Dans un an — je ne sais pas. Peut-être 6, mais séparés. »

Lui : « Il y a un an 6. Aujourd'hui 3. Dans un an 7 — si nous changeons quelque chose. »

B : « Vous voyez un 6 séparés — lui un 7 avec changement. Et si vous deviez décider après-demain si c'est une séparation ou un projet de changement — que devriez-vous savoir pour pouvoir décider ? »

Elle : (Pause.) « S'il comprend vraiment ce qui s'est passé. »

Lui : « Si elle veut encore que je le comprenne. »

Commentaire. Trois questions, une heure de matériel. La question n'a pas produit de solution, mais mis la décision sous une forme traitable.


FAQ — Six questions centrales de la pratique

1. Combien de questions circulaires par séance est-il raisonnable de poser ? En règle générale, 3 à 6 questions bien posées suffisent pour une séance de 50 minutes. Plus est contre-productif — l'espace entre les questions fait partie de la méthode.

2. Que faire quand le·la client·e dit « je ne sais pas » ? Ne pas passer à autre chose avec soulagement. « Je ne sais pas » est souvent la réponse la plus honnête et le début d'une réflexion précieuse. Tenir le silence, puis éventuellement varier la question.

3. Est-ce que ça fonctionne aussi en conseil individuel sans famille ? Oui, expressément. Les questions triadiques (Cartes 03, 05, 11) sont particulièrement fructueuses en travail individuel, car elles rendent les personnes absentes cognitivement présentes.

4. Les questions circulaires sont-elles manipulatrices ? Elles sont une intervention par la question — toute bonne question change quelque chose. Elles deviennent manipulatrices quand le·la praticien·ne connaît déjà la réponse et questionne seulement de façon directive. C'est pourquoi il faut : connaître sa propre hypothèse avant la question, mais conserver la curiosité pour la réponse.

5. En quoi diffèrent-elles des questions orientées solutions ? Les questions orientées solutions (de Shazer/Berg) orientent l'attention vers les exceptions, les ressources et les objectifs. Les questions circulaires explorent les relations et les différences. Les deux courants se combinent de façon productive — de nombreux·ses praticien·ne·s systémiques modernes travaillent de façon intégrative.

6. Quand les questions circulaires sont-elles contre-indiquées ? En cas de suicidalité aiguë, de trauma récent, de psychose aiguë, de dissociation sévère. Dans ces phases, la stabilisation et la relation concrète priment sur la réflexion systémique. Également chez les client·e·s présentant une déficience cognitive, les questions doivent être concrètes et non hypothétiques.


Collection de cartes — Consignes d'impression

Les quatre pages suivantes contiennent toutes les 20 cartes au format carte de visite (env. 85 × 55 mm). Veuillez noter les points suivants :

  • Imprimer sur papier épais — 160 à 200 g/m² recommandé. Sur papier d'imprimante ordinaire, les cartes se froissent rapidement.
  • Choisir l'échelle « Taille réelle » / « 100 % », non « Ajuster à la page » — sinon les dimensions ne seront pas respectées.
  • Couper sur les lignes pointillées — de préférence avec une règle et un cutter ou une massicot. 5 cartes par feuille A4, 4 feuilles donnent 20 cartes.
  • Plastifier si souhaité — pour une utilisation en séance, la plastification 80 µm est recommandée.
  • Le symbole de la carte en haut à droite indique l'effet : ◇ Relation, ▽ Différence, △ Hypothèse, ○ Réflexion.
Feuille 1 sur 4 — Cartes 01 à 05
◇ Relation
« Quand vous n'allez pas bien — qui dans la famille le remarque en premier ? »
01
◇ Relation
« Qui dans votre famille est le plus proche de qui — et qui est le plus éloigné ? »
02
◇ Relation
« Si je demandais à votre mère qui souffre le plus de cette situation — que répondrait-elle ? »
03
◇ Relation
« Qui dans la famille prend soin de qui ? »
04
◇ Relation
« Si votre grand-mère décédée était assise ici aujourd'hui — que dirait-elle de la situation ? »
05

Couper sur les lignes pointillées — 5 cartes par page

Feuille 2 sur 4 — Cartes 06 à 10
▽ Différence
« Qui en souffre davantage — vous ou votre partenaire·e ? »
06
▽ Différence
« À quel moment de la journée le problème est-il le plus fort — et quand le plus faible ? »
07
▽ Différence
« Qu'est-ce qui était différent avant que le problème existe ? Qui étiez-vous alors ? »
08
▽ Différence
« Qui réagit au problème de façon similaire à vous — et qui réagit tout autrement ? »
09
▽ Différence
« Sur une échelle 1–10 : il y a un an, aujourd'hui, dans un an — où en êtes-vous ? »
10

Couper sur les lignes pointillées — 5 cartes par page

Feuille 3 sur 4 — Cartes 11 à 15
△ Hypothèse
« Supposons que cette nuit un miracle se produise et que le problème disparaisse — qui le remarquerait en premier ? »
11
△ Hypothèse
« Supposons que vous vouliez faire en sorte que ce soit encore pire après-demain — que devriez-vous faire ? »
12
△ Hypothèse
« Supposons que dans trois ans vous vous observiez de l'extérieur — qui aurait le plus changé ? »
13
△ Hypothèse
« Si vous pouviez aujourd'hui échanger votre place avec une personne de votre famille pour un jour — avec qui ? »
14
△ Hypothèse
« Si votre symptôme pouvait parler — que voudrait-il vous dire ? »
15

Couper sur les lignes pointillées — 5 cartes par page

Feuille 4 sur 4 — Cartes 16 à 20
○ Réflexion
« Si vous vous souveniez de cette séance dans un an — qu'est-ce qui vous semblerait important rétrospectivement ? »
16
○ Réflexion
« Si vous étiez conseiller·e face à une personne ayant votre demande — que lui conseilleriez-vous ? »
17
○ Réflexion
« Supposons que le problème ait une fonction — à quoi servirait-il ? »
18
○ Réflexion
« Quelle question venue de l'extérieur ne voulez-vous plus avoir à répondre ? »
19
○ Réflexion
« Si beaucoup de choses changent — qu'est-ce qui doit absolument rester ? »
20

Couper sur les lignes pointillées — 5 cartes par page


Sources et lectures complémentaires

Travaux originaux (École de Milan et Karl Tomm)

  • Selvini Palazzoli, M., Boscolo, L., Cecchin, G., Prata, G. (1980) : Hypothesizing — Circularity — Neutrality: Three Guidelines for the Conductor of the Session. Family Process 19 (1), 3–12.
  • Tomm, K. (1987) : Interventive Interviewing: Part I. Strategizing as a Fourth Guideline for the Therapist. Family Process 26 (1), 3–13.
  • Tomm, K. (1987) : Interventive Interviewing: Part II. Reflexive Questioning as a Means to Enable Self-Healing. Family Process 26 (2), 167–183.
  • Tomm, K. (1988) : Interventive Interviewing: Part III. Intending to Ask Lineal, Circular, Strategic, or Reflexive Questions? Family Process 27 (1), 1–15.
  • Cecchin, G. (1987) : Hypothesizing, Circularity, and Neutrality Revisited: An Invitation to Curiosity. Family Process 26 (4), 405–413.

Ouvrages de référence en langue allemande

  • Schlippe, A. von, Schweitzer, J. (2019) : Lehrbuch der systemischen Therapie und Beratung I — Das Grundlagenwissen. Vandenhoeck & Ruprecht, 4e éd.
  • Simon, F. B. (2018) : Einführung in die systemische Familientherapie. Carl-Auer.
  • Schweitzer, J., Schlippe, A. von (2019) : Lehrbuch der systemischen Therapie und Beratung II — Das störungsspezifische Wissen. Vandenhoeck & Ruprecht.

Méthodes apparentées

  • Boscolo, L., Cecchin, G., Hoffman, L., Penn, P. (1987) : Milan Systemic Family Therapy: Conversations in Theory and Practice. Basic Books.
  • White, M., Epston, D. (1990) : Narrative Means to Therapeutic Ends. Norton. (Trad. fr. : Les moyens narratifs au service de la thérapie, Satas.)
  • de Shazer, S. (1985) : Keys to Solution in Brief Therapy. Norton.

Ressources librement accessibles

#zirkulaere-fragen #ressourcenorientierung
Retour à l\'aperçu